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Le casque à tout faire

Les collections d’été des fabricants de casques arrivent et Caberg frappe fort avec un casque soit modulaire, intégral ou jet, doté de deux écrans.

Le casque universel est un peu au motard ce que le robot ménager « quifaitout » est à la ménagère. Un truc dont on rêve, que l’on nous promet souvent, mais que peu de gens possèdent. Côté casque, l’universalité, c’est de pouvoir profiter du bien-être d’un jet, en ville et quand il fait chaud, et du confort et de la sécurité d’un intégral quand on roule vite ou que la température descend. Ce à quoi les motards avertis répondront « Mais ça existe déjà avec les casques modulables ! ». Oui et non.
Certes un modulable permet de bien respirer l’été en ville, mais il est impossible de le conserver ouvert dès que l’on roule vite, sous peine de se faire «arracher» la tête par la prise au vent de la mentonnière. Pourtant, pour la première fois à notre connaissance, Caberg vient peut-être d’approcher au plus près cette universalité avec son nouveau modèle baptisé Justissimo.
Au départ c’est un modulaire classique qui s’ouvre assez facilement avec de gros gants. On appuie sur la mentonnière et on a le menton à l’air libre. À signaler le bon verrouillage de la mentonnière une fois ouverte, ce qui permet tout de même de circuler dans cette position à petite vitesse. Mentonnière fermée, c’est un intégral classique, bien insonorisé (on ne peut l’enfiler qu’en l’ouvrant, ce qui est un gage d’étanchéité aux bruits), qui reste stable à haute vitesse grâce à un système antiturbulences. Jusque-là rien que du classique pour un couvre-chef à 258 €. Où le produit devient intéressant, c’est qu’avec le kit de conversion livré avec le Justissimo, il se transforme en un jet classique pour rouler entre Saint-Trop et Nice. L’opération ne prend que quelques minutes. Pas mal, mais la modularité de cet étonnant produit italien va encore plus loin. Ce casque reçoit un écran incolore classique (normal…), mais aussi un écran solaire intégré que l’on utilise indépendamment du premier (en fait, il est entre l’écran incolore et vos yeux) grâce à un levier latéral sur la calotte. Génial de simplicité et surtout pratique pour rouler face au soleil, puis de nuit, sans rien modifier de son couvre-chef.

L’écran total

Mais ce n’est pas fini! Comme cet écran solaire ne ferme pas le casque de façon étanche (contrairement à l’écran incolore), on peut rouler en intégral, visière ouverte, mais avec les yeux protégés par l’écran fumé. Un must l’été puisque l’on bénéficie alors d’une ventilation optimum et de la protection d’un intégral en cas de chute!
Pour chaque configuration (mentonnière enlevée, relevée ou fermée), on peut choisir plusieurs options: sans visière, avec les deux visières baissées, seulement l’incolore baissée ou seulement la fumée baissée.
Le système de ventilation est également de belle facture, avec des boutons faciles à manipuler, et l’intérieur en tissu Coolmax traité Sanitized est démontable et lavable, ce qui est plus classique sur cette gamme de casque.
Côté défaut, on relèvera une mentonnière qui serre le casque au moment de la fermeture et, revers de médaille de la modularité, un poids plus important qu’un casque classique (1,7 kg contre 1,3 kg en moyenne pour un intégral), ce qui peut s’avérer fatigant après plusieurs heures de route. Disponible en six couleurs à 258 € ou en version décorée (276 €), ce produit aussi malin que bien fini mérite donc une belle carrière dans l’univers très concurrentiel du marché du casque de moto.

Laurent Gentilhomme

   
   
Test italien

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